Jeudi 20 octobre 2011
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Après les mises en cause violentes qu’a connue la notation financière entre
2008 et 2011, le paradoxe est que les agences de notation financière (Fitch Rating, Standard & Poors, Moodies, etc.) ont retrouvé une audience forte depuis le début de l’année 2011 : la
crise grecque, l’effet produit par le poids des dettes souveraines dans la gestion des banques européennes, l’endettement des Etats européens (Italie, Espagne, Portugal, etc.) ont eu pour effet
de redonner aux agences de notation une audience forte, à l’occasion de la publication de leurs analyses et de la dégradation des notes attribuées par elles aux Etats et aux banques.
Ce regain d’audience sert les agences de notation extra financière, par
analogie.
Car les catastrophes écologiques connues et les évènements climatiques qui ont causé des dégâts considérables dans un certain nombre de pays
en 2011 ont mis en valeur le besoin de transparence dans la gestion, tant par les Etats que par les entreprises et les collectivités territoriales, des activités humaines quelles qu’elles soient,
ainsi que de la nécessité pour ces organisations publiques et privées de délivrer une information fiable et récurrente, ainsi qu’évaluable et
mesurable, ce qui est la vocation des agences de notation extra financière.
Il y a donc bien aujourd’hui un contexte international et national favorable au développement des activités de notation extra
financière.
Le développement des activités des agences doit être appréhendé dans ce contexte.
Il est essentiel pour elles :
-
De garantir la fiabilité de leurs modèles d’évaluation et de
notation (accréditation par le COFRAC de leurs modèles d’évaluation et de certification extra financière, mise en conformité avec le standard volontaire européen portant sur la qualité et la
transparence des méthodologies et des travaux réalisés par les agences de notation extra-financière (2ème version CSRR-QS 2.1 a été publiée en 2008, élaboré par l’Association for Independent
Corporate Sustainability and Responsibility Research),
-
De démontrer leur capacité à exercer leur activité sur l’ensemble du périmètre
d’application de la démarche de notation extra financière : le champ public (collectivités publiques), le champ privé (entreprises cotées et non cotées),
-
De démontrer leur aptitude à exercer leur expertise et leur analyse au global
comme au local, c’est-à-dire aussi bien :
§ A la dimension corporate
pour les entreprises qu’à la dimension stratégie globale de conduite des politiques publiques pour les collectivités publiques,
§ A la dimension « gestion
d’établissement » pour les entreprises à établissements multiples qu’à la dimension de gestion de chacune de leurs politiques publiques pour les collectivités.
- De démontrer leur capacité d’intervenir non seulement en France, mais aussi à l’international,
Les objectifs pour 2012 des agences doivent donc prioritairement être :
1- De mieux communiquer sur la fiabilité de leurs outils respectifs d’évaluation et de notation (procédure d’accréditation
COFRAC, Depuis 2004, mise en conformité de leurs référentiels avec la deuxième
version CSRR-QS 2.1, 2008, du standard volontaire européen sur la qualité et la transparence des méthodologies et travaux des agences, conçu par l’Association for Independent Corporate
Sustainability and Responsibility Research, fondée en 2002 à la demande de la Commission Européenne, etc.),
2- D’intensifier leur effort interne de R&D, afin d’améliorer la performance de leurs outils d’analyse.
Michel VITAL-AÊT
Consultant en développement durable
des organisations et des territoires
directeur des missions de l'agence Arcet Cotation
Vice président de l'ANACODDOT
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